frenchhope: physicalisme* + intrication quantique*

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  1. Cet entretien explore la nature de l'âme et de la conscience d'un point de vue qui tente de concilier physique quantique et spiritualité. Philippe Guillemant, ingénieur physicien, propose une première définition de l'âme comme étant la conscience qui permet au corps de rester vivant en rejetant l'excédent d'entropie, un phénomène que la science matérialiste ne parvient pas à expliquer.
    Il développe l'idée que la conscience serait un système d'information quantique qui échappe aux processus thermodynamiques de dégradation, ce qui expliquerait sa survie après la mort. L'information quantique ne subit pas l'augmentation de l'entropie car elle existe en dehors du temps créé, subsistant ainsi éternellement.
    Philippe Guillemant s'appuie sur les travaux de Roger Penrose et Stuart Hameroff concernant la conscience quantique, qui ont mis en évidence des vibrations quantiques dans les microtubules du cerveau dans les années 2000. Il critique les détracteurs qui invoquent la décohérence rapide, affirmant que la conscience est en avance dans le futur et constituée d'une somme considérable d'états quantiques qui ne se limitent pas à ceux subsistant après la décohérence.
    Il établit un lien entre cette information quantique et ce que les traditions ésotériques appellent l'aura, les chakras ou l'énergie du chi (qi), qu'il distingue de l'énergie physique en la définissant comme "l'énergie de la conscience". Il propose une seconde définition de l'âme comme étant la conscience d'origine qui a voulu notre incarnation et qui reste "de l'autre côté".
    Concernant l'au-delà, Philippe Guillemant identifie plusieurs possibilités physiques: le vide quantique (qui n'est pas vide mais constitué d'information), les horizons de notre univers au-delà du Big Bang, et les trous noirs pouvant conduire à d'autres univers. Il évoque les trous de ver comme modèle expliquant l'intrication quantique, ce phénomène où deux particules restent reliées indépendamment de leur distance (non-localité).
    Il cite le philosophe Bernardo Kastrup et son modèle d'idéalisme analytique, qui critique le physicalisme et la confusion entre réalité perçue et réel fondamental. Selon cette perspective, croire que la conscience est produite par le cerveau serait comme croire qu'elle est produite par la carte alors qu'elle est fondamentalement reliée au territoire.
    Philippe Guillemant plaide pour élargir le cadre de la méthode scientifique, reconnaissant que ses propres explications ne sont pas considérées comme scientifiques selon les critères expérimentaux habituels, et que l'investigation de la conscience nécessiterait une autre méthodologie.
    https://www.youtube.com/watch?v=Uv8Gu3rAEFk
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  2. Une publication scientifique dans "Frontiers of psychology", avec parmi les auteurs Dean Radin et Arnaud Delorme, mentionne mes travaux dans "Annals of physics" et la théorie de la double causalité:
    https://www.frontiersin.org/.../fpsyg.2022.955594/full
    Titre traduit :
    << Et si la conscience n'était pas une propriété émergente du cerveau? Défis observationnels et empiriques aux modèles matérialistes. >>
    Traduction du paragraphe sur la théorie de la double causalité
    Philippe Guillemant, physicien théoricien, a proposé que les trajectoires dans l'espace-temps ne sont pas fixées à l'intérieur d'un univers bloc (Guillemant et Medale, 2019). L'univers bloc est un modèle où le futur est déjà réalisé en conséquence de la relativité générale. Dans ce cadre, Guillemant propose un modèle non déterministe de l'univers bloc où la conscience et le libre arbitre déploient des mécanismes par lesquels se décide le chemin exact entre deux points de l'espace-temps. Il montre que cela ne contredit pas les équations de la physique. Il suggère également que l'irréversibilité du temps telle que nous l'expérimentons n'est peut-être pas une propriété fondamentale mais seulement statistique. Statistiquement, le temps avance, mais il pourrait y avoir de rares cas où il pourrait reculer. De la même manière, il suggère qu'il pourrait y avoir des traces du futur dans le présent. Bien que statistiquement, on verra surtout des traces causales du passé, des traces du futur peuvent être vécues comme des observations de systèmes coordonnés que les observations du passé ne peuvent pas expliquer. Par exemple, on pourrait observer un système organisé ndt : d’événements » qui n'est pas dû à un effet spécifique résultant du passé. Dans son modèle, il soutient que l'organisation doit venir du futur car elle n'a aucune cause passée lui permettant d'exister. Il déclare : « Nous pouvons continuer à faire de la physique, mais nous devons être absolument logiques et donc considérer nos intentions comme des réalités physiques, avec l'ingrédient additionnel qu'elles ne semblent pas dépendre uniquement de notre cerveau mais aussi d'un système d'information hors espace-temps » (Guillemant, 2016, p. 9).
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2022.955594/full
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