frenchhope: travailleur social*

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  1. Par ailleurs, la question des violences sexistes n’est pas très éloignée des faits de violence qui touchent les travailleurs sociaux. En effet, si l’usage dans les textes officiels reste l’emploi du masculin, dans la réalité, ces travailleurs sont surtout des travailleuses. Le pourcentage de femmes parmi les titulaires du diplôme d’État d’éducateur spécialisé ne cesse d’augmenter : près de 77 % aujourd’hui, contre 57,3 % en 1983. Ce taux est plus bas que dans les autres catégories : il est ainsi nettement derrière celui des assistantes de service social (93 % de femmes) ou des conseillères en économie sociale familiale (96 %).

    Dans les différents domaines de l’aide à autrui, la passivité ou la soumission de « l’usager » laisse de plus en plus place à l’expression ouverte de désaccords, à des recours contentieux, parfois à une agressivité tournant à la violence. Il s’agit là d’une forme pervertie du développement du pouvoir d’agir, qui conduit des demandeurs d’aide à exiger des réponses en urgence, impossibles à donner faute de moyens. La dimension positive de l’affirmation du pouvoir d’agir des « usagers » prend la forme d’un refus d’admettre les limites à la satisfaction de certaines demandes, par exemple pour obtenir un logement.

    Cette situation est source d’inquiétudes quant à l’avenir : elle se traduit par des tensions avec les décideurs qui semblent ne pas en percevoir la gravité, une tendance depuis plusieurs années à la baisse du nombre de candidates et surtout de candidats à l’entrée des établissements de formation en travail social.
    https://theconversation.com/comment-l...t-il-devenu-un-metier-a-risque-163500
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  2. Flexibilité, modernisation, adaptation : c’est donc dans ce contexte que chaque année, les salarié/es du médico-social public de la ville où je travaille ont droit à une formation décidée à l’occasion des entretiens d’évaluation. Certains la choisissent, d’autres s’y voient assignés sur appréciation de leur responsable hiérarchique. Au milieu d’un catalogue de formations plutôt traditionnelles (sécurité incendie, formation au pack office, cours de langues), de plus en plus de modules de « gestion du stress » ou « gestion des conflits » sont apparus. Psychologue pour le personnel, j’ai été retoquée dans une de ces formations qui promet une approche « concrète et ludique » des « problématiques liées au stress », en s’appuyant sur la pleine conscience, une technique cognitive de méditation. Intervenantes sociales, psychologues, cadres de santé d’Ehpad, gestionnaires des aides sociales municipales ou encore agents d’accueil de centres d’hébergement s’y retrouvent pendant quatre jours, dans un hôtel vide aux portes de la ville, en pleine crise du covid. Le but : apprendre à « dompter » le stress : le sien, celui de son équipe, celui des « personnes aidées » (les nouveaux « usagers » du service public).
    https://www.frustrationmagazine.fr/stress-travail-formation
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