Tags: consumérisme* + bonheur*

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  1. Soyons clair, être pour la décroissance ce n’est pas être un ayatollah de l’écologie ou un khmer vert mais simplement faire preuve de bon sens et d’anticipation. Au sein d’un monde aux ressources naturelles de plus en plus menacées d’épuisement, mettre en place des politiques publiques avec comme objectif une augmentation du PIB n’est pas soutenable, notre croissance étant directement corrélée à notre consommation de matières premières.

    Dans son article Éloge de la décroissance, paru dans le numéro d’octobre 2021 du Monde diplomatique, le chercheur Vincent Liegey explique très bien en quoi la quête perpétuelle de croissance souffre d’une impossibilité physique : « 3 % de croissance par an conduit à doubler notre production tous les vingt-quatre ans. À ce rythme, dans un siècle, nous produirions dix-huit fois plus qu’actuellement ». Il n’y a pas besoin d’être écologue ou mathématicien pour comprendre que continuer sur une logique productiviste nous précipite vers un arrêt brutal de ladite croissance, c’est à dire la récession, et vers une crise sociale et écologique sans précédent.
    https://usbeketrica.com/fr/article/la...ul-moyen-de-rendre-le-futur-desirable
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  2. Mais devons-nous coûte que coûte tous partir à l'aventure dans l'arrière-pays de Bornéo où nul n'a encore jamais mis les pieds? Est-il vrai qu'on a raté sa vie d'étudiant si on n'a pas atterri au moins une fois aux urgences en état de coma éthylique? On dit parfois qu'il faut croquer la vie à pleines dents. Pourquoi pas. Mais attention! On peut s'étouffer avec le gâteau, ou faire une indigestion! C'est pourquoi je pense qu'il est tout aussi valable de se contenter de petites bouchées. Inutile de vouloir à tout prix l'impossible. Il peut s'avérer problématique de vouloir vivre systématiquement dans l'excès. Le revers de la médaille est loin d'être rose. Dans mon cabinet, je reçois parfois des gens auréolés de succès, qui ont brûlé la chandelle par les deux bouts, convaincus qu'ils devaient tirer le maximum de l'existence. Ils sont assis devant moi et ne peuvent plus faire face. Ils fondent en larmes. Dans ces moments-là, je me dis qu'une vie ordinaire, c'est bien aussi.

    De nombreuses personnes sont très heureuses de leur mode de vie plus lent et plus sobre. Une attitude qui ne vaut pas moins qu'une autre. Elles n'éprouvent pas le besoin d'escalader l'Everest en passant par le versant le plus difficile ou de courir trois marathons d'affilée.

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    De tout temps, les êtres humains ont voulu plus. Mais la société contemporaine a donné à cette philosophie du «toujours plus» un sens presque exclusivement consumériste. Nous sommes tous poussés à consommer, même les plus sceptiques d'entre nous tombent tôt ou tard dans le panneau. Le monde nous martèle que le bonheur est synonyme de réussite, qu'il peut être fabriqué et quantifié. Nous mesurons le bonheur à la profondeur de notre piscine ou à la taille de notre voiture. Les objets matériels doivent prendre de la place, les expériences coûter beaucoup d'argent.

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    L'idée classique fondamentale de l'esprit sain dans un corps sain reste tout à fait valable.
    https://www.slate.fr/story/206393/bon...-de-wachter-editions-de-la-martiniere
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  3. Le troisième obstacle auquel se heurtent les couples, c’est l’ennui, conséquence du fait que les sensations fortes sont désormais la norme des relations au sein du couple. Les sensations fortes, qui impliquent un apport permanent d’expériences et de sentiments, ont été institutionnalisées par l’industrie des loisirs et la production massive d’expériences nouvelles. Au cours du XXe siècle, elles sont passées du domaine des objets à celui des sujets ou, plus précisément, du domaine des loisirs à celui des interactions personnelles. À ses débuts, la culture de la consommation se focalisait sur le plaisir que procuraient les objets nouveaux ; aujourd’hui, cette logique consumériste s’étend aux relations amoureuses qui imitent la consommation de loisirs en s’orientant toujours vers des objets nouveaux et exaltants. La culture des sensations fortes est particulièrement manifeste dans le domaine de la sexualité, conçu comme une source intarissable de nouveauté et d’excitation.
    https://www.philomag.com/articles/couple-la-derniere-utopie
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