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    https://www.rts.ch/play/radio/egosyst...chance-des-hypersensibles?id=12311906
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  2. i nous comprenons, sociologiquement, que l’humain trop frustré peut se laisser séduire par les bonimenteurs en tous genres qui lui promettent la grandeur par l’écrasement d’une partie de ses concitoyens (souvenons-nous de l’Allemagne humiliée qui trouvera sa résurrection avec l’idéologie nazie), les autoritaristes, dictateurs ou tyrans fascinent tout autant, peut-être pour cette même raison, les adultes rois ! Le déséquilibre entre principe de plaisir et principe de réalité pourrait expliquer non seulement les comportements tyranniques mais aussi l’appétence de certains à jouir des tyrans. C’est le « Trop de frustrations : donnez-moi le bonheur attendu ! » versus « Trop faible tolérance aux frustrations : je veux vivre ma toute-puissance même si c’est par procuration ! ».

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    Plusieurs hypothèses peuvent être retenues pour comprendre cette appétence des adultes rois : certains s’identifient au tyran qui a « réussi », qui sait leur parler, qui les comprend ; d’où l’attrait pour les politiciens populistes qui leur renvoient, en miroir, leur propre interprétation du monde. Dès lors ce qui nuit au principe de plaisir, ce n’est pas le principe de réalité, mais les complots en tous genres tendus contre ce champion de l’autoréalisation sans limite (Trump répétant à l’envi que les médias, les intellectuels veulent sa peau) et c’est bel et bien l’autre qui est l’ennemi. La suspicion l’emporte à l’encontre des gouvernants en général, des multinationales, des experts, tous ceux qui font autorité.

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    Une deuxième hypothèse n’est pas à écarter : le dictateur « sécuriserait » l’adulte roi. Ce dernier trouve alors son salut en étant lui-même sous emprise : souvenons-nous des dictatures qui recrutaient leurs « élites », comme pour les nazis, chez les délinquants. Regardons le profil de personnalité des jeunes partis faire le djihad. Sont-ils des « carencés affectifs » ? Peut-être pour certains mais j’ai vu surtout un dénominateur commun : des individus sans repère familial, le plus souvent en échec scolaire, vivant sans limites, flirtant avec la délinquance et qui, tout à coup, retrouvent le cadre de vie sécurisant qu’ils n’ont jamais connu. De la « soumission » religieuse à l’adhésion sans faille à une quelconque idéologie politique fascisante, ils trouvent enfin une réponse à leur mal-être : s’ils n’ont pu s’épanouir, c’est qu’il existe des responsables qu’il faut éliminer. Une sorte de mantra qui dirait : je ne suis pas responsable de mon malheur et je trouve rapidement des boucs émissaires : intellectuels, musulmans, juifs, bourgeois, capitalistes, mécréants…

    Et cette dernière hypothèse : le chef populiste, dictateur ou tyran, entretient le fantasme de toute-puissance mais aussi et surtout celui de « jouissance » de l’adulte roi. Il promet le paradis en religion, la consommation à outrance en politique avec sa satisfaction immédiate des plaisirs. Le bonheur devient la soumission à une autorité dite supérieure. Souvenons-nous du Meilleur des mondes d’Huxley quand la pilule « soma » atténue toutes les frustrations d’une réalité désormais régentée et du Big Brother d’Orwell qui conforte chacun dans ses « idées » et donne les réponses attendues. De nos jours, le refus de la dissonance cognitive et les biais de confirmation si naturels chez les adultes rois vont trouver leur aboutissement dans l’entreprise de « décervelage » des réseaux sociaux. Des réseaux qui se nourrissent de chasses aux sorcières et qui condamnent sans nuances le Blanc ou l’immigré, le colon ou la femme voilée, ou tout simplement le « différent ». Une fois de plus, l’adulte roi retrouve son bien-être en tyrannisant les autres ; si je « chosifie » autrui, cela prouve que j’ai plus de valeur que lui !
    https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/dev...ant-roi-au-tyran-planetaire-21749.php
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  3. Anne Case et Angus Deaton, tous deux chercheurs à Princeton, ont étudié en profondeur le phénomène. Ils ont d’abord montré qu’une bonne proportion de l’augmentation de mortalité était liée à un petit nombre de causes : alcool, overdoses aux médicaments opioïdes et suicides. On réalise immédiatement que ces causes sont exclusivement d’origine humaine. Cette mauvaise santé américaine est due aux Américains. Case et Deaton ont ensuite cherché à déterminer les causes des causes, c’est-à-dire les raisons qui poussaient ces américains – majoritairement des blancs, non hispaniques et sans diplôme – à attenter à leur santé. Ils ont observé que ni les revenus, ni les données économiques en général n’étaient suffisants pour justifier ce comportement. L’économie ne pouvait notamment pas expliquer la divergence entre les blancs non hispaniques et les autres communautés. Les auteurs ont émis l’hypothèse que c’étaient plutôt les circonstances sociales qui étaient en cause.

    Certains changements sociaux ayant commencé il y a longtemps – plusieurs décennies – auraient créé ce que Case et Deaton ont appelé « un désavantage cumulatif ». Ce désavantage se répercute sur la mortalité et ce, dès le milieu de la vie puisque ce sont les blancs d’âge moyen qui meurent plus qu’avant (les seniors continuent de voir leur santé s’améliorer). Le marché du travail, sensible à la concurrence internationale pour ces non diplômés, mais aussi un déclin social dont peuvent témoigner par exemple les indicateurs de mariage, se sont associés pour produire ce désavantage cumulatif.

    Les Américains blancs non hispaniques et non diplômés ont progressivement perçu cet avantage et l’ont interprété comme détruisant leurs perspectives. Ce mix les aurait amenés à mener une vie moins saine.

    Qu’il s’agisse d’alcool, d’opioïde ou même de mauvaise nourriture (l’obésité étant souvent associée aux autres problèmes), l’intoxication exerce deux effets qui expliquent son attractivité : elle apporte un plaisir instantané et elle éteint momentanément le désespoir. Les Américains ont accepté de se reporter sur ce que les psychanalystes appellent les satisfactions pauvres. Ils ne croyaient plus aux satisfactions ayant une valeur supérieure.

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    Le parallèle avec la mauvaise santé américaine nous rappelle deux de nos caractéristiques : premièrement, ce qui compte le plus n’est pas la réalité du monde mais la perception que nous en avons. Deuxièmement, nous avons une conception dynamique de la vie. Nous ne nous préoccupons pas seulement du court terme mais aussi du long terme et donc pas seulement de nous.

    L’absence de détérioration de la santé des afro-américains relèverait d’une logique inverse mais basée sur les mêmes principes. Malgré toutes les difficultés et discriminations qu’ils rencontrent encore, les afro-américains auraient appris à être plus résilients et surtout, ils envisagent une amélioration de leurs conditions sociales. Ils se voient dans une tendance positive alors que les blancs expriment une régression.
    https://usbeketrica.com/fr/article/us-declassement-social-esperance-de-vie
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  4. Chanter, jardiner, faire des randonnées, apprendre une langue, faire du sport juste pour le plaisir: voilà des activités atéliques, à condition de ne pas en faire une mission. Un changement de perception est parfois nécessaire pour que certains en comprennent l'importance. En favorisant un peu plus nos activités atéliques, nous pouvons apprendre à les considérer comme un complément agréable à nos activités principales.

    Certains sportifs de l'extrême, qui seraient particulièrement touchés par la fièvre des objectifs, ont également trouvé une autre solution: faire de son entraînement une compétition avec soi-même. L'athlète australien Luke Tyburski, aujourd'hui coach sportif à Londres, a ainsi couru son propre triathlon en 2015. Et ce que beaucoup considèrent comme un cauchemar (12 jours de course du Maroc à Monaco, avec en moyenne un double marathon par jour et plusieurs centaines de kilomètres à vélo), a pour lui été le meilleur moyen d'être satisfait de sa préparation et de canaliser son agitation constante.
    https://www.slate.fr/story/212382/com...er-objectifs-faire-choses-par-plaisir
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    https://www.rts.ch/play/radio/egosyst...io/le-syndrome-dimposture?id=12288957
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    https://www.slate.fr/story/212157/int...-vecu-confinement-isolement-difficile
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    https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/san...s-des-fontaines-de-jouvence-19917.php
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